Des cinq frères, un mis sa marque sur le journalisme roumain. Tudor Teodorescu-Braniste est né le 12 Avril à Pitesti. Tant qu’élève, il publie ses premiers récits courts, croquis littéraires et chroniques sous le nom d’Andrei Braniste. Il a été rédacteur en chef de grands journaux de l’époque. Pendant la dictature d’Antonescu il refuse de travailler dans la presse et il se dédie exclusivement à la création littéraire. Braniste décède le 23 mars 1969 en laissant sur la table du travaille, inachevé, le volume des mémoires « L’échelle de la vie », apparaissant à titre posthume.
« On dit très souvent que l’article de journal ne vie pas qu’un seul jour, la survenue jour. Je pense que c’est une erreur. Il y a des articles sur des petits faits qui perdent rapidement tout intérêt. Le vrai publiciste traite les grands thèmes de la vie avec compétence et courage, ayant le talent de les rendre des écrits d’époque ». Ceux-ci représentent les pensées de T.T.Braniste en s’apprêtant de mettre fin à sa prodigieuse activité de plus de cinquante ans dans la presse, conscient du fait qu’il laisse derrière lui une œuvre digne de la grande bibliothèque.
Enfin, nous allons essayer de prendre un aperçu rapide sur l’œuvre journalistique de Braniste, comme une invitation au monde plein de turbulences des personnages, des événements et des idées, monde encore loin d’avoir perdu tout intérêt. En fait Braniste ne faisait que lier ses opinions exprimées à travers le temps, dans sa recherche de rapprocher les deux types, considérés, parfois différents : la presse et la littérature. Quant à lui les caractéristiques communes de ces deux catégories de chevalier de la plume : « Les hommes des lettres et les journalistes ont le même objectif : l’éveil d’étincelles rares aux cœurs des autres. La même matière pétrisse : le verbe, le verbe divin dont Caragiale en parlait passionnément ».
Depuis sa jeunesse, il a été passionné par le journalisme qui lui offrait la tribune d’où il pouvait partager ses préoccupations quotidiennes en fonction de ses croyances.
Avec admiration et gratitude face à la contribution de la Roumanie à l’élévation du préstige de l’écriture de la presse, Braniste fait rappel: « Oh ! Quel aurait été l’importance de la culture roumaine si Caragiale n’avait pas publié « Momente » dans un journal ; si Vlahuta n’avait pas publié ses articles de popularisation dans un journal ; si Delavrancea, Eminecu, Panu et autres n’avaient pas été des journalistes.
Tout au long de son activité journalistique, Braniste a été animé d’une seule croyance, sans complaisance, en disant fièrement : « J’ai toujours écrit ce que je pensais. Bien ou mauvais, j’ai toujours mis en page ce que je croyais, autrement j’ai pris mon chapeau et sans offense, je suis parti ».
Il a écrit des pamphlets attaquant et se moquant des mœurs ou d’états des choses injustes, parfois avec ironie ou incision, et le cas échéant, trouver les mots sans relâche, mais s’arrêter toujours avant le détail vulgaire.
Il a préféré une tonalite forte et claire dans les commentaires d’articles, où il a apprécie la sérosité et parfois la gravité du problème en discussion. Il n’a pas caché son lyrisme lorsqu’il a écrit ses impressions et souvenirs des gens, des événements et des livres chers à son cœur.
Le titre sous lequel les articles ont étés unis, nous était offris avec amour par l’un des plus grands journalistes de l’époque. Le titre suggère une réalité dont toute exégèse de l’écrivain devrait tenir compte. Le journaliste a été double a travers ses activités par la personnalité d’un écrivain avec du talent, prêt à nous défendre, profitable pour l’œuvre entre les deux genres abordés.
Ainsi, le pamphlet incisif, l’invention d’anecdotes, l’atmosphère amicale et certains tons pathétiques, le journaliste est doublé du talent d’écrivain.
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