Je pense que chacun de nous a admiré au moins pour une fois dans sa vie les vaisseaux et les cruches en glaise, faits par les potiers de Horezu, mais peu de gens s’imaginent le chemin parcouru pour que l’argile de la colline arriver chez nous, en tant qu’ objets.
La poterie est un métier que l’on pratique depuis des siècles, mais dans la région de Horezu il est favorisé par la position géographique, à mi-chemin des villes Ramnicu-Valcea et Targu-Jiu, dans un espace riche en matières premières comme le bois, la glaise et la pierre, et par l’amour ardent des gens qui l’ont transmis d’une génération à l’autre.
La cruche souple, que l’on s’en sert pour apaiser sa soif, n’est au début qu’une poignée d’argile, pour lequel les potiers creusent des dizains des mètres sous la terre, parce qu’il doit être de la meilleure qualité, puis ils l’arrosent, le travaillent de leurs mains et de leurs pieds et ils le laisse fermenter durant plusieurs mois.
Les femmes transforment l’argile en boules qu’elles mettent sur la roue du potier, qui va les façonner en fonction de leurs quantité et selon le conseil de la Muse. Les vaisseaux font la queue pour entrer au fourneau, qui va les fortifier et les préparer pour résister au temps impitoyable et pour qu’ils arrivent sains et saufs dans nos cuisines.
Une fois sortis du fourneau, on commence à les peindre, à l’aide d’une corne de bœuf à l’intérieur duquel on verse les couleurs qui glissent par la plume d’oie plantée à la pointe de la corne.
Les couleurs utilisées ne sont pas nombreuses, mais bien naturelles : le rouge provient de la glaise riche en magnétite, le vert n’est que le cuivre brûlé et bien lavé, de la réaction du chaux avec la pierre blanche, brulée et broyée résulte le blanc ; et le jaune c’est le mélange de l’argile de Medgidia avec le rouge naturel.
Les motifs provient du monde animal et végétal, mais parfois il y a des formes géométriques, et la gamme chromatique insiste sur les nuances de rouge brique, le bleu et le vert, toutes sur un fond blanc-jaunâtre.
Les prix varient en fonction de l’objet désiré : un simple plat coûte environ 2-3 Euros, mais si on aime l’art populaire roumain et on a envie de se procurer une cruche ou un bougeoir, il faut payer environ 7-8 Euros. Les uns diront que les produits sont bien chers, mais la saveur des vaisseaux en glaise d’où l’on boit, chaque matin, son yaourt ou son lait, est incomparable.
La source : http://www.unica.ro
loading...
loading...

Zone Studio Oradea
Legenda Marelui Lup Alb
Mitul mesterului Manole
Vulcanii Noroioşi, o curată minune
Romania te iubesc. Inca!
Caracal, un oras "minunat"